



Carnet de Vol est né en France en 1989. Rachetée par un groupe italien dix ans après, la marque puise dans les inspirations de son pays d’adoption pour faire évoluer la mode. Olivier de Chassagny explique le fonctionnement de cette entreprise à taille humaine.
Quel a été votre parcours avant Carnet de Vol ?
J’ai commencé chez Decathlon où j’ai été responsable de rayon et directeur de magasin pendant quatre ans. C’était de 1989 à 1993, après une “grande carrière” de skieur (j’ai fait de la compétition). Avant cela, j’étais en école de commerce et j’ai donc fait cette pseudo carrière de ski avec un petit niveau national.
Puis, de 1993 à 2002, j’ai travaillé chez Celio. J’ai tout fait : responsable de magasin, directeur régional... pour finir DER, Directeur d’exploitation réseau. J’y suis resté pratiquement pendant dix ans et l’entreprise m’a appris beaucoup de choses. Ensuite, durant trois ans, j’ai monté une enseigne, Internity, avec le groupe Avenir Telecom à Marseille, autour des produits multimédias. J’avais eu une belle évolution chez Celio et je me suis remis en cause pour connaître la valeur de mes compétences et de mon savoir-faire retail dans une autre activité (que le prêt-à-porter, ndlr). J’ai ressenti le besoin d’aller valider cela, mais pas forcément dans le même secteur. Par contre, le textile m’a vite manqué. La famille Riorda m’a proposé de diriger Carnet de Vol en 2005. Je suis donc à la tête de l’enseigne, en France, en Italie et pour les tests qui ont été effectués en Russie et en Suisse.
Qu’est-ce qui vous plaît ?
On pourrait croire que l’on se lasse, que les projets sont répétitifs, mais non... ils sont toujours différents, car l’interlocuteur change. Ce qui est très riche, c’est justement le travail avec les franchisés, chaque entrepreneur a un profil différent. C’est très enrichissant humainement. De plus, le marché, les techniques évoluent. Cela donne une dynamique, du rythme dans la vie professionnelle. On est donc pris au jeu, il y a toujours une porte qui s’ouvre, une autre qu’il faut ouvrir... Pour moi, c’est un super métier.
Quelle est l’histoire de Carnet de Vol ?
Carnet de Vol a été créé il y a vingt ans à Besançon : nous avons fêté l’anniversaire en 2009. La marque a été fondée par le groupe Weil, qui a fait faillite il y a dix ans. Le GRIM, le Gruppo Industrie Moda, appartenant à la famille Riorda, a racheté la partie retail et, entre autres, Carnet de Vol. Le siège a été déplacé à Nice car le groupe est aussi propriétaire de Rica Lewis. Les deux marques sont installées dans le même bâtiment, à deux heures du siège de la maison mère en Italie. Il y a 80 magasins Carnet de Vol en France (50 succursales et 30 affiliés) et 10 en Italie.
Des tests ont été réalisés en Russie mais les magasins n’existent plus. J’y suis allé en direct, appuyé par une division de Rica Lewis implantée à Moscou. Les Russes sont demandeurs. Nous avons ouvert deux points de vente à Moscou et Saint-Pétersbourg, mais pour diverses raisons, nous avons dû arrêter. Quant à la Suisse, nous nous sommes implantés à Fribourg et Lausanne, mais cela n’a pas été concluant.